Petits coins de bonheur à Limoges

 

Bonjour, comme on se retrouve ! Je vous ai raconté, lors de mon dernier article, que j’ai déménagé vers la ville rose. Cependant, ne me reniez pas, parce qu’aujourd’hui je vais parler de Limoges quand même.

C’est étrange de se mettre devant le fait accompli : le départ, le chapitre qui se tourne d’un coup. C’est la première fois que je pars vraiment loin de Limoges où j’ai grandi. C’est encore plus bizarre de réaliser. Au début, j’avais l’impression de rentrer en Haute-Vienne le soir, que je n’étais pas vraiment ici. Mais si, welcome the guest, gentlemen !


Ca, c’est moi apeurée qui tente d’approcher des gens de manière « subtile ». Source : Imgflip.com

J’aime bien tenter de faire le pour et le contre sur un sujet quand je ne suis pas convaincue par quelque chose. Aujourd’hui, je voulais vous parler de ces lieux à Limoges qui me rendent joyeuse.

1. La Bibliothèque Francophone Multimédia (ou la BFM pour les connaisseurs)

Vue du niveau-1 de la Bibliothèque avec détail sur la mosaïque gallo-romaine. Source : Limoges-tourisme.com

Savez-vous pourquoi j’ai choisi de vous montrer cette mosaïque plutôt que les verreries et le beau jardin qui composent l’endroit ? La raison est simple, c’est tout de même un bout d’histoire très important. Conservée certes, mais parfois peu visible étant donné qu’elle est dans un renfoncement central, comme nous pouvons le voir sur la photographie. Il s’agit des fondations du quartier où se trouvait le forum romain. Elles seraient datés d’Augustoritum (nom latin donné à la capitale du peuple des Lémovices, qui deviendra Limoges), vers – 10 avant Jésus Christ.

Une autre anecdote que j’ai trouvé amusante, c’est que l’architecte qui a participé à l’aménagement et ainsi à la construction de la BFM entre 1993 et 1998, Pierre Riboulet, est le même qui a contribué à la construction de la BU (bibliothèque universitaire) de Paris VIII et celle de l’université Jean Jaurès (celle où je vais prochainement passer deux ans à m’arracher les cheveux devant mon mémoire en sirotant du thé).

C’est long d’expliquer pourquoi j’aime cet endroit. Ce serait comme demander à un collectionneur de timbres de vous montrer ses 20 albums parsemés de ses trésors. Bon, peut-être pas, en fait. Déjà, j’adore les livres et paraîtrait-il que c’est plutôt utile quand on aime les lieux destinés à ce genre d’ouvrages. Ces heures passées à feuilleter les romans pour le plaisir, les œuvres pour les cours, les BDs et évidemment les mangas. On va pas se mentir non plus : tous ces ouvrages perdus au bataillon puisqu’empruntés mais jamais lus.

Au niveau multimédia, la BFM comporte une zone avec des consoles rétro. Oui, c’est sans doute récent – ou alors j’aurais mis 5 ans à le savoir avant la nuit de la lecture à laquelle j’ai participé-. D’ailleurs, avec un autre camarade d’Epix, nous avons géré  le classement sur le jeu Kirby en finissant 3ème (mais c’est un autre détail). Les ordinateurs m’ont sauvée plus d’une fois quand le mien avait décidé que c’était déjà les vacances, et lors de séances intensives de papiers administratifs, de révisions du Bac ou de partiels, ce n’est pas pratique. Heureusement, la wifi participe également à ce genre de tâches. C’est aussi le lieu où, plus d’une fois, j’ai emprunté des cds pour les écouter sur ma relique d’amour, un Discman des années 80 – 90 afin de me détendre devant mes livres préférés ou de me détendre lors des sessions de fatigue imposées par les révisions des cours encore.

Discman/Walkman Portable-CD player.

2. Le Duc Etienne

Vue sur le Duc Etienne avec la chapelle Saint Aurélien. Source : Onvasortir.com

Oui, je sais ce que vous vous dites : « Allez, après le point culture, un bar ». Justement, comme le dit l’adage : après certains efforts, le réconfort. En même temps tout comme la BFM, j’y ai traîné depuis 5 ans, ça devient une habitude hebdomadaire non désagréable.

Bar situé dans un autre joli coin d’histoire, la rue de la Boucherie (ou la Bocharia pour les passionnés d’Occitan !) est une rue capitale depuis les temps moyen-âgeux pour ses maisons à pans de bois, les artistes qui y sont passés et les bouchers qui y étaient installés. Juste derrière, il y a la place Barreyrette, petite zone isolée, qui m’a servi plus d’une fois de havre de paix, de lieu de soirée, d’un endroit pour se poser pour manger ou discuter avec les copains.

Ce bar, devenu quartier général pour y trouver un ou des copains, a rempli des après-midis et des soirées de détente mais aussi de boulot, étrangement. Entre le verre post-travail, le café dans l’après-midi, les anniversaires qui ne terminent parfois – souvent, selon les périodes – pas sur le fameux « juste un verre et je rentre ». La Bock à 2,40, les chips à 18 heures, les discussions avec les barmans, les cigarettes en terrasse. Que d’aventures… C’est aussi un lieu que j’aurais hâte de retrouver quand je serai de passage dans les parages à nouveau.

3. Le Kiosque du jardin botanique de l’Evéché

Kiosque de l’Eveché implanté vers le fond du jardin. Source : Limogespassionnement.wordpress.com

C’est très spécifique en effet. Ce grand parc, avec toutes ces zones de verdures, ces espaces où on s’assoit n’importe où, les fontaines. Combien de soirées là-bas aussi… Encore un lieu marqué par les larmes devant les révisions, les cris de fête, les discussions sérieuses pendant des heures. Un petit bout de nature au milieu de la jungle urbaine.

Ce jardin est composé de six terrasses dont l’aménagement a été effectué lors de la réalisation d’un palais épiscopal (i.e. d’un évèque) vers la fin du XVIIIème siècle. En 1910, il est à nouveau réaménagé lorsqu’il devient domaine de la ville.

Il ne faut surtout pas y oublier le merveilleux musée des Beaux-Arts qui se trouve à l’entrée de ce grand parc. Endroit de collection avec des petites perles, des petits trésors historiques passant de l’Egypte à des joyaux limousins aux peintures d’Auguste Renoir.

4. Bubble Zen

Bubble zen, restaurant vietnamien. Source : eat-list.fr

Boire, Lire et marcher, ça ouvre l’appétit. Dans les moments où le réconfort se fait ressentir ou lorsque se faire plaisir s’impose, voici the place to be. Ce restaurant vietnamien, c’est l’amour, voilà. Petit lieu cosy, avec des coussins, de la musique douce, et de la wifi. Des places pour vos fessiers en entrant dans le restaurant ou au premier étage. Et surtout : de la bonne bouffe et des bubble tea ! (D’ailleurs, j’en ai encore pris un à Toulouse il y a deux jours pour m’octroyer un moment de détente dans les aléas des soucis administratifs ! )

Personnellement, un besoin de nourriture asiatique apparaît à certains moments comme par magie… Et comme tout bon cliché français, ca fait quand même plaisir de se péter le ventre dans ce genre d’endroit. La dernière fois que j’y suis allée avant de partir de Limoges, j’ai retrouvé mes copines que je n’avais pas vu depuis plus d’un an autour d’un repas. Nous avons alors pratiqué la joie et la bonne humeur devant des délicieux bahn bao (brioche à la vapeur farcie au porc et aux champignons), des nouilles sautées et évidemment des bubble tea. Pour ma part, c’est souvent une base au lait froid Taro, avec des popping boba aux cramberries. Vous savez, les petites bulles au sirop qui explosent en bouche. D’ailleurs si vous ne connaissez pas le Taro, c’est délicieux. Etant souvent indécise, j’ai goûté sur recommandation de la personne qui m’a servie et je ne m’en passe plus… Appartenant à la famille de nos chères tubercules et consommée plus particulièrement en Asie et en Afrique, elle a le goût d’un mélange de patates et de patates douces.

5. Zed

ZED, friperie à Limoges. Source : fahsyas.com

Le style vestimentaire, c’est tout un art. D’ailleurs, est-ce qu’il est nécessaire d’en avoir un précis ? Pour ma part, non. J’en change comme de chemise (c’est cocasse cette blague, un vrai humour de bas-étage). Je fais rarement du shopping. J’ai horreur de passer des heures à chercher quelque chose en regardant les tailles, les prix, l’esthétique du produit. Je ne jure que par les friperies et Vinted quand l’envie se fait ressentir mais souvent le besoin plutôt. ZED, c’est le bonheur. Pour continuer dans le côté cliché et en restant semi-fidèle à mes études anglicistes, je suis fan de style bien British, qu’il soit trash ou élégant ou encore petite libraire à Cambridge. Alors quand, de temps en temps, j’en avais marre de Vinted, j’allais là-bas. Petit bijou tenu par des anglais. Les prix sont assez abordables, mais il ne faut pas oublier que la boutique vacille entre imports d’Angleterre et création personnelle à la main. Je ne peux que vous recommandez d’y aller pour discuter avec la superbe vendeuse et d’aller vous dénicher le bonheur, comme une veste en cuir deux fois plus vieille que vous, un pantalon à carreaux, une robe années 70’s ou une jupe tartan.

Nota Bene : Attention ! Plusieurs personnes pensaient que la boutique avait fermé mais elle a seulement déménagé ! Anciennement, rue Gondinet, proche de la Casa Espagne, elle est maintenant rue Monte à Regret !

6. Fréquence Quartz

Fréquence Quartz, magasin de pierres à Limoges. Source : frequencequartz.fr

On y croit ou pas, c’est libre à chacun. Peut être que les pierres précieuses n’ont qu’un effet placebo rassurant, que l’on porte en talisman sur nous ou que nous gardons comme des trophées chez nous. Mais moi, j’y crois. Les pierres rassurent et c’est un peu inexplicable. C’est quelque chose de personnel et chaque personne y réagit différent. Moi, c’est leurs couleurs, le réfléchissement de la lumière au travers d’elle. J’ai eu une améthyste puis une labradorite là-bas, que j’ai toujours autour du cou.

Les vendeurs y sont adorables et conseillent bien selon ce qui nous plaît, ce qui nous attire l’œil et ce qu’il nous faut. Le shop est esthétiquement agréable et on s’y sent facilement à l’aise, je trouve. Les pierres y sont en « cailloux » ou en bijoux. Je ne peux que vous le recommander.

7. Le petit Jourdan

Bar Le Jourdan, proche des bords de Vienne. Source : Justeàcôté.com

Oui, encore un bar, et je n’en suis pas désolée.. Ce petit lieu est si agréable. Ouvert entre 22h et 1h du matin, c’est comme notre taverne à nous. Déjà alcoolisés ou pour débuter la soirée, on y va souvent pour boire de l’Hypocras ou du Chouchen. (Et je reste inconditionnellement team Hypocras). La musique vacille entre les genres mais on y écoute surtout du rock et du métal. Quand la nuit tombe, la cheminée est allumée et les cierges rouges implantés dans les bouteilles vides de Jack Daniels nous éclairent. Les tables en bois et les bancs accueillent les soirées, les jeux de cartes et, bien souvent, l’ivresse des retrouvailles avec les copains.

Liste non exhaustive mais plutôt complète.
Et vous ? Quel est votre petit coin de bonheur à Limoges ?

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